Les champignons à tendance montagnarde du Massif Armoricain

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Quoi de plus adéquat que de commencer cette présentation sur les champignons d’altitudes en commençant par les plus hauts sommets !? Eh bien c’est ce que me permet une récente étude commanditée par le Parc Naturel Régionale Normandie-Maine intitulée ‘Amélioration des connaissances mycologiques. Site Natura 2000 FR5200640 Forêt de Multonne, Corniche de Pail’.

Plus précisément il s’agit d’un inventaire mycologique visant le secteur du Mont des Avaloirs, point culminant du Grand-Ouest, et quelques endroits de la Corniche de Pail, effectué en 2020. Voici un plan des principaux sites visés :

Plan de la Corniche de Pail au Mont des Avaloirs

Le relief assez abrupt et orienté au Nord Est varie de 416 m d’altitude au Mont des Avaloirs où se situe le Belvédère à environ 260m près de Villepail. Le Versant Nord Ouest de la Corniche est escarpé et parfois entrecoupé de replats en milieu de pente. Le versant Est se poursuit par un plateau légèrement incliné.

Les principaux milieux rencontrés et prospectés sont les bois de feuillus ou mixtes, les landes, les prairies, les tourbières et les fronts de tailles. En tout, du 18 mars au 19 décembre 2020, 460 nouvelles espèces ont été répertoriées, ce qui porte la diversité fongique totale à 609 espèces connues jusqu’ici. Approximativement trois nouvelles espèces ont été recensées pour les Pays de la Loire et/ou la Normandie et 58 pour la Mayenne. De plus 41 espèces considérées comme patrimoniales, dont 2 n’avaient pas été revues depuis 1980, apparaissent dans la liste rouge des champignons menacés de la Mayenne.

Bien que l’indice de représentativité qui met en exergue la pression d’observation, soit tout juste suffisant pour une interprétation, les résultats obtenus permettent de comprendre l’équilibre biologique grâce au spectre biologique des zones boisées et permettent d’évaluer la valeur patrimoniale des biotopes ainsi que le degré de naturalité forestière des milieux boisés.

Parallèlement à l’application de ces protocoles, il est ressorti de ces inventaires, un nombre assez conséquent d’espèces exceptionnellement rares, à tendance montagnarde comme Gymnopilus picreus et plus ou moins typiques de milieux moussus comme Omphaliaster asterosporus qui est aussi et sans conteste, la plus rare espèce répertoriée.

Les champignons à tendance montagnarde :

 

Cette liste d’espèces sera complétée ces prochaines années car les sommets du Massif Armoricain sont mycologiquement très intéressants !

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