Les lactaires de la Manche

Classé dans : Fonge (champignons) | 0

Les lactaires font parti de la famille des Russulaceae, comme les russules avec lesquelles ils partagent de nombreux traits anatomiques, mais aussi comme le genre Boidinia, qui là par contre partage uniquement des caractéristiques microscopiques et phylogénétiques.

Puisqu’ils appartiennent à la même famille, l’anatomie d’un lactaire est semblable à celle d’une russule, c’est à dire :

. un stipe plus ou moins cylindrique, sans anneau, sans cortine, sans volve et sans base bulbeuse,

. une chair cassante comme de la craie sauf au niveau des lames

. et un chapeau sans squames, lisse ou plus ou moins visqueux.

Un lactaire est aussi et avant tout un champignon qui produit une substance laiteuse appelée communément ‘lait’. Ce lait, observable lorsque l’on casse délicatement les lames ou un petit fragment de chapeau, peut être de différentes couleurs selon les espèces : blanc, séreux, immuable, jaune, orange à rouge, vineux à brunâtre ou rougeâtre et devenant parfois bleu verdâtre.

Comme les russules, certains lactaires sont très piquants, voir même brûlants; Lactarius pyrogalus dont le nom d’espèce signifie littéralement ‘lait de feu’ fait partie de ceux-là. D’autres exhalent des odeurs originales et/ou exotiques, tel Lactarius glyciosmus qui émet un parfum de noix de coco. En revanche à la différence du genre Russula, la palette de couleur qu’arbore le chapeau est beaucoup moins large, la cuticule n’est pas séparable et les lames jamais libres sont rarement cassantes.

Au niveau mondiale les lactaires sont représentées par plus de 450 espèces mais le groupe est en pleine redéfinition et 25 % des espèces font l’objet de débats pour être re-classifiées dans le genre Lactifluus qui manifeste de légères différences microscopiques. Présent sur tout les continents hormis l’Antarctique, ils sont très consommés, surtout en Afrique tropicale où le nombre d’espèces sur les marchés peut monter jusqu’à 30.

En France à peu près 80 lactaires sont répertoriés, quelques-uns sont consommés mais l’essentiel des espèces fait d’avantage le bonheur des mycologues qui connaissent le rôle indéniable de ces champignons mycorhiziens.

Voici les espèces que j’ai pu photographier jusqu’à présent :

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