Dans cet article, je vous présente la biodiversité que j’ai pu observer sur ma propriété. Il ne s’agit donc pas uniquement de mon potager, car celle-ci, d’une superficie de 4 450 m², présente aussi de nombreux autres habitats : prairie sèche, prairie humide, haies bocagères, pente et bas de pente d’une ancienne carrière, petites mares, roncier, etc…
Au total, 495 espèces ont été inventoriées, elles se répartissent ainsi :
Faune : 288 espèces
Flore : 59 espèces
Fonge : 98 espèces
Myxomycètes : 50 espèces
Voici un petit aperçu :






































Jusqu’ici, l’effort de prospection réalisé n’a pas été égal pour tous les groupes. Nul doute que de nombreuses espèces viendront enrichir l’inventaire que j’ai commencé en 2015.
Parmi toute cette biodiversité, 2 espèces retiennent mon attention. Il s’agit dans un premier temps de la Calamobie filiforme (Calamobius filum), un petit longicorne très rarement observé dans notre département et de l’Œnanthe faux-boucage (Œnanthe pimpinelloides), une pante qui figure sur la liste rouge de la flore vasculaire de Basse-Normandie. La préservation, et éventuellement l’extension, de ces deux espèces rares reposent sur une bonne prise en compte de leur cycle de vie. La présence de la Calamobie filiforme me conduit ainsi à favoriser le développement complet et naturel des graminées dans la prairie la plus sèche, tandis que la gestion de la prairie plus grasse et humide abritant l’Œnanthe nécessite un fauchage ou un pâturage adapté, réalisé au moment le plus favorable.
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